Chroniques·Fantasy

Chronique 163 TRS – L’œil des Corneilles par Avalon Wheeler

Couverture du livre

Résumé : Ombeline, bibliothécaire fraîchement diplômée, voit sa vie prendre un tournant inattendu lorsqu’elle est contrainte d’aller vivre en Bretagne. Dès son arrivée, le lieu révèle une toute autre facette : des ombres mouvantes, des murmures et des évènements inexpliqués viennent troubler la quiétude des lieux. Déterminée à comprendre, Ombeline découvre un secret ancien et dangereux.
La légendaire forêt de Brocéliande est en péril. L’Oeil des Corneilles, un artefact sacré, a disparu, et sa perte menace de détruire la forêt enchantée. Convaincue de devoir agir, Ombeline se voit confier la mission de retrouver l’Oeil des Corneilles et de le ramener avant qu’il ne soit trop tard.
Le destin de Brocéliande repose entre ses mains.

L’Oeil des Corneilles est un fantasy arthurienne écrite par Avalon Wheeler et publié en janvier 2025 aux éditions Beta Publisher.

Disclaimer : je sais tellement pas quoi vous dire c’est abusé mdr, je ressasse la même chose dans chaque disclaimer je commence à manquer d’imagination là. Bon, globalement, c’est encore du Beta mais acheté avec mon pécule comme un grande, dont vous pourrez vous faire votre propre opinion et vous le procurons sur l’internet mondial ou en le commandant dans toutes les bonnes librairies.

De la fantasy arthurienne, c’est assez intrigant pour moi. Parce que pour tout vous avouer, je connais un chouille la légende d’Arthur, non pas par des lectures fascinantes d’antan mais bien par la série éponyme de son mage, « Merlin », et les beaux yeux de Colin Morgan (parce qu’avouons-le, Arthur était insup’). Chez thereadingsession on n’est pas vraiment des experts (des yeux de Colin Morgan, si). Alors la décision de s’enfoncer plus au Nord et de découvrir la forêt de Brocéliande et les légendes qui l’entourent, elle a été assez rapide. Honnêtement, je débute cette lecture en solution de facilité : la couverture est sympa (on ne présente plus les talents de la graphiste), le sujet cool, et c’était du Beta Publisher (je suis rarement déçue).

On se penche sur L’Oeil des Corneilles, qui nous conte l’histoire d’Ombeline, une jeune bibliothécaire à qui incombe la lourde tâche de reprendre la bibliothèque-château d’un ponte breton à peine décédé, alors qu’elle se rêvait à la BnF. Elle tombe un peu de haut la petiote. D’autant plus que les habitants du patelin où elle dépose ses valises sont revêches, farouches, mordants, moqueurs et aigres, enfin vous l’avez saisi, elle n’est pas la bienvenue. Mais elle est parisienne vous comprenez, alors bon finalement… (❤ sur mes nombreux amis parisiens). Elle emménage donc dans l’immense château-bibliothèque (c’est pour changer l’ordre, la première fois j’ai dit bibliothèque-château, vous avez saisi?), fait la connaissance de la fleuriste du coin, organise une exposition de réouverture, pourtant rien n’y fait. Elle se sent seule, et pourtant étrangement observée. Elle entend des voix, des sons, des craquements, elle prend en filature, découvre l’arbre doré, chemine dans des souterrains et la magie, finalement, n’a jamais disparu de Brocéliande. Mais elle est menacée…

L’Oeil des Corneilles se lit vite, alors même que les galeries du château de Tréhorenteuc sont innombrables. Chacun des détails présentés par l’autrice semblent être pensés, jusqu’aux prénoms de ses personnages. « Le Goff », notre vieux châtelain décédé, pourrait tout aussi bien faire référence à Jacques Le Goff, un historien médiéviste qui nous parlait du roi Arthur dans « Héros et merveilles du Moyen Age » ; Ombeline quant à elle, est étymologiquement très pertinente puisqu’elle vient du latin ambrosius signifiant divin certes, mais dont l’interprétation se rapproche du lien fragile entre l’ombre et la lumière, et qui se rattache à l’intrigue de l’univers présenté par l’autrice. Blodwyn même, la fleuriste qui est la seule à porter attention et sentiment à notre personnage principal, signifie tout simplement fleur blanche (en dehors d’être un groupe de rock britannique, mais à cela se rajoute un petit cochon). Bien entendu, les légendes arthuriennes sont aussi présentes, et il se peut même qu’Excalibur fasse une apparition (je vous en ai déjà trop dit).

J’ai beaucoup aimé le côté épique et magique de la chose, tout autant que la psychologie des interactions entre les personnages. Petite chose à reprocher au roman (malheureusement on ne peut pas tout trouver parfait tout le temps), c’est la vitesse à laquelle tout se déroule. Je l’ai dit plus haut, l’Oeil des Corneilles se lit vite, parce que l’action va vite, parce qu’Ombeline découvre rapidement qu’elle a un rôle à jouer, elle n’a jamais peur et est aventurière née dans les galeries alors même qu’elle était effrayée par les voix dans la bibliothèque. Ou alors le fait de découvrir à quoi correspondent ces voix ont enclenché en elle son hardiesse (là, j’analyse peut-être un peu trop). C’est une histoire qui mériterait une bonne centaine voir 200aines de page de plus, un développement plus important de la quête d’Ombeline et de son développement. J’aurai aussi aimé découvrir plus en profondeur la relation qu’elle entretient avec Blodwyn. C’est ce qui fait que ce livre n’est pas un de mes coups de cœur. Il n’en reste pas moins bien écrit, avec énormément de potentiel. Alors, affaire à suivre ?

À lire ou pas ? Un joli petit livre pour découvrir en surface les légendes arthuriennes, profiter d’aventures épiques et de quelques amourettes.

3,75/5 est ma note pour ce livre

Et voilà, cette chronique est dès à présent terminée, j’espère qu’elle vous aura plu ! J’ai pris plaisir à lire cette histoire même si comme je l’ai dit plus haut, j’aurais aimé qu’elle soit un peu plus détaillée. Connaissiez-vous la fantasy arthurienne ? N’hésitez pas à me laisser un commentaire, que nous en discutions. Et surtout,

Bouquinement vôtre, Jade

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